Rester (et ne pas claquer la porte)
Est-il pertinent, parfois, en situation de conflit, de quitter la pièce, de s'en aller...
Puis-je claquer la porte ?
C'est un outil du conflit : rester (et ne pas claquer la porte)
Avec ce titre, tout est dit !
Rappelons
ce que dit Charles Rojzman sur la violence : toute violence se fait
contre un besoin fondamental. La violence physique va à l'encontre des
besoins fondamentaux physiologiques, en particulier l'intégrité physique
et la sécurité.
Parmi
ces besoins fondamentaux, il y a le besoin de lien ou d'amour. Les
violences faites contre ce besoin sont l'indifférence, l'abandon,
l'absence, le ghosting...
Claquer
la porte, c'est donc une violence d'abandon. Et toute violence nuit à
la relation. Sans relation, il n'y a plus de conflit sain possible.
Face à la violence, la question se pose différemment. Si vous êtes en danger, fuyez, naturellement !
Mais
le sentiment de danger peut être subjectif... Aussi, si vous partez,
dites que vous partez (encore une fois, tout dépend du danger effectif :
face à une arme, la question se pose différemment).
Personnellement, j'aime à dire, dans mes accompagnements, que « 𝐣𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐬 𝐜𝐞𝐥𝐮𝐢 𝐪𝐮𝐢 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞 »